Communiqués de presse
  • La ceinture de sécurité à trois points à sauvé plus d'un million de vies – elle pourrait en sauver 100 000 de plus chaque année

    12/01/2009

    Il est si facile de sauver une vie… il suffit de saisir une ceinture de sécurité, de la dérouler et de la boucler ! En portant une ceinture de sécurité, vos chances de survie lors d’une collision augmentent de 50 %..[1]. La ceinture à trois points constitue aujourd’hui l’élément de sécurité le plus important d’un véhicule et elle le restera encore longtemps. Pourtant, il serait possible de sauver davantage de vies en la portant plus souvent.

    « Ce qui fait l’originalité de la ceinture à trois points est sa capacité à améliorer la sécurité pour tous les types d’occupants et dans tous les types d’accident. Tant aux places avant qu’aux places arrière. On parle souvent de la protection offerte en cas de choc frontal, mais il ne faut pas oublier que la ceinture empêche également les occupants d’être éjectés en cas de retournement du véhicule, » souligne Hans Nyth, Directeur du Volvo Cars Safety Centre.
    C’est la capacité de la ceinture de sécurité à maintenir l’occupant sur son siège qui est d’une importance cruciale. En effet, 75 % des personnes éjectées en cas d’accident sont tuées[2]. Globalement, la ceinture réduit de près de 50 %[3] le risque d’être tué ou grièvement blessé lors d’une collision.

    Rien de tel que la ceinture pour sauver des vies
    Il est impossible de dire exactement combien de vies la ceinture à trois points a permis de sauver depuis les années 1960 puisqu’il n’existe pas de statistiques de sécurité routière coordonnées au niveau mondial. On estime que ce chiffre est légèrement supérieur au million, sans compter le nombre de blessés graves qu’elle a permis d’éviter[4].
    En Europe, on estime que la ceinture de sécurité réduit de 40 % chaque année le nombre de tués sur la route. Dans l’Union Européenne, on estime que 11 700 conducteurs ont eu la vie sauve uniquement parce qu’ils portaient la ceinture (chiffre de 2005). Ce chiffre atteint 2 000 personnes uniquement pour l’Allemagne. Si ces conducteurs n’avaient pas porté la ceinture, le nombre de tués sur les routes allemandes aurait été multiplié par deux[5].

    Les estimations correspondantes pour les États-Unis (2004) montrent que la ceinture de sécurité a sauvé 15 200 vies, ce qui a permis d’économiser 50 milliards de dollars[6].

    Un potentiel qui reste considérable
    Le port de la ceinture de sécurité varie considérablement sur le plan international. Dans certaines régions, notamment sur l’île de Sakhaline en Russie, le port de la ceinture n’atteint que 3,8 %. Les taux les plus élevés se situent dans les pays riches (France, Allemagne, Suède, Australie et Canada). Dans ces pays, la ceinture est portée par 90 à 99 % des passagers avant et par 80 à 89 % des passagers arrière[7].
    Les États-Unis enregistrent habituellement des chiffres inférieurs compte tenu du retard de la législation nationale dans ce domaine, ce qui n’a pas empêché ce pays d’établir un nouveau record en 2008 avec une moyenne de 83 % de port de la ceinture pour les passagers avant[8].

    En 2004, 620 millions de voitures étaient immatriculées dans le monde, dont 270 millions en Europe et 202 millions aux États-Unis[9]. Fin 2008, ce chiffre devrait globalement approcher les 800 millions de voitures[10]. Sur le plan mondial, le nombre de tués sur les routes devrait atteindre en 2008 les 1,2 millions de personnes[11]. La plus forte augmentation du nombre de voitures neuves et de nouveaux conducteurs se situe hors Europe et États-Unis.

    « Le problème vient du fait que, dans de nombreux pays à forte concentration automobile, un trop grand nombre de gens ne portent pas la ceinture, » souligne Hans Nyth. « La ceinture possède de loin le plus fort potentiel en termes de vies épargnées aujourd’hui sur les routes, » ajoute-t-il.

    Aux États-Unis, on estime qu’une augmentation d’un point du taux de port de la ceinture permettrait d’épargner 270 vies chaque année[12]. Les études réalisées en Europe montrent que 7 000 vies supplémentaires pourraient être sauvées si tous les pays de l’Union Européenne avaient le même niveau d’utilisation de la ceinture que les pays membres les plus performants en la matière[13].
    La ceinture de sécurité offre donc un potentiel non exploité considérable en termes de vies épargnées dans les pays industrialisés qui utilisent la voiture depuis longtemps. Ce potentiel est encore plus important dans certains pays d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Afrique où le nombre de voitures est en plein essor.
    Si le port de la ceinture atteignait dans ces pays les niveaux européens, des dizaines de milliers de vies supplémentaires pourraient être sauvées, soit plus de 100 000 vies dans le monde chaque année.

    Des efforts supplémentaires
    Depuis les années 1960, Volvo a beaucoup œuvré pour faire progresser le port de la ceinture. Nils Bohlin a notamment entamé une croisade de longue haleine à l’occasion du lancement de la ceinture de sécurité à trois points aux États-Unis afin de convaincre le maximum d’automobilistes de ses avantages.
    Ces dernières années, Volvo s’est impliqué dans des campagnes de communication sur le thème « Bouclez-la » (Buckle up), tout en perfectionnant sans cesse la ceinture pour la rendre plus efficace et plus pratique.

    Malgré ces initiatives, des efforts supplémentaires sont encore nécessaires de la part des pouvoirs publics et des entreprises pour renforcer l’utilisation de la ceinture de sécurité dans le monde.

    Comment développer le port de la ceinture de sécurité ?
    Le côté pratique des ceintures de sécurité et l’introduction des témoins de non-bouclage de ceinture ont prouvé leur efficacité. Cela étant, la législation, les contraventions, les campagnes et les contrôles constituent les principaux facteurs permettant de généraliser le port de la ceinture de sécurité. Le port obligatoire est probablement la mesure la plus efficace prise par les pouvoirs publics pour sauver des vies sur la route.

    La législation rendant obligatoire l’installation de ceintures de sécurité sur l’ensemble des véhicules a été introduite dès les années 1960. Il a toutefois fallu attendre l’année 1971 pour voir promulguer les premières lois rendant obligatoire le port de la ceinture. Cette innovation a eu lieu dans l’État du Victoria, en Australie. Cette même année, le nombre de tués sur les routes y baissait de 18 %.
    Malgré tout, et en dépit des excellents résultats obtenus, il fallut plusieurs années pour que la plupart des pays européens emboîtent le pas, alors que les États-Unis ne rejoignaient le mouvement qu’au cours des dernières années. Pour l’heure, la législation imposant le port de la ceinture de sécurité aux places arrière n’existe pas dans de nombreux pays, ce qui a des répercussions négatives tant en termes de port de la ceinture que de protection des passagers assis à l’arrière.
    Les pays dans lesquels le port de la ceinture n’est pas répandu peuvent rapidement refaire leur retard, comme le montre l’exemple du Costa Rica. En 2003-2004, le Costa Rica est ainsi parvenu à coordonner avec succès la législation, les campagnes de sensibilisation du public et les contrôles en s’inspirant du modèle des pays industrialisés. Le taux de port de la ceinture est passé de 24 à 82 % au cours de l’année concernée par cette campagne.
    Dans un autre pays, la Corée du Sud, les campagnes sur le port de la ceinture de sécurité conjuguées à des contrôles policiers renforcés et à une hausse significative des amendes ont entraîné une forte augmentation du port de la ceinture par les automobilistes (de 23 à 98 % en moins d’un an[14]).

    Les mythes concernant la ceinture ont la vie dure
    Pourquoi tout le monde ne porte-t-il pas la ceinture si ses avantages sont si flagrants ? L’une des raisons est due à la persistance des perceptions et des préjugés qui s’y rapportent. On entend dire qu’il serait dangereux de la porter en cas de retournement du véhicule et d’immobilisation sur le toit, que la ceinture froisse les vêtements, qu’elle est inconfortable, que le volant ou l’airbag apportent une protection suffisante, etc. Pourtant, indépendamment des objections soulevées, la règle de base est la suivante : il est toujours préférable – pour quiconque et quelle que soit la vitesse – de boucler sa ceinture de sécurité.
    La ceinture – et ce n’est pas l’un de ses moindres atouts – est un élément vital dans les collisions à faible vitesse survenant en ville, où ont lieu la plupart des accidents de la route. Les forces en jeu à faible vitesse sont beaucoup plus élevées que ce que l’on imagine. Une collision à la vitesse de 50 km/h équivaut à une chute du 3e étage. Une personne qui s’attend et se prépare à un choc peut supporter un impact de l’ordre de 7 km/h.  C’est la raison pour laquelle la ceinture de sécurité doit toujours être portée. L’airbag est certes un complément de sécurité remarquable, mais ce n’est qu’un complément. Il ne peut en aucun cas remplacer la ceinture[15].

    Comment positionner la ceinture
    Pour une sécurité maximale, il est indispensable de positionner correctement la ceinture. La sangle diagonale doit être placée au travers de la poitrine, le plus près possible du cou, ce qui permet d’obtenir un angle correct afin que l’épaule et la poitrine soient les parties du corps qui absorbent l’essentiel de l’énergie cinétique. La sangle inférieure doit être placée au niveau de la hanche vers les cuisses, et non vers le ventre. Elle doit être tendue après avoir été bouclée. Plus elle est proche du corps, plus la protection offerte est efficace. La sangle ne doit être ni vrillée ni endommagée.
    Les femmes enceintes doivent également la porter, même en fin de grossesse. La ceinture doit être bien plaquée au niveau de l’épaule. La sangle diagonale doit passer entre les seins et sur le côté de l’abdomen. Au niveau des hanches, la sangle doit être positionnée à plat sur le côté de la cuisse et le plus bas possible sous l’abdomen. Il ne faut jamais la laisser glisser vers le haut.

    Lorsqu’un enfant est assis sur un coussin rehausseur ou un siège enfant et qu’on utilise une ceinture à trois points, il convient d’adopter la même géométrie que pour l’adulte. Le fait que la ceinture se trouve au niveau du cou ne constitue pas un problème. Par contre, il faut absolument éviter de placer la ceinture sous le bras de l’enfant, ce qui peut entraîner de graves lésions.

    [1] European Transport Safety Council (ETSC), “Increasing  seat belt use”, 2007
    [2] http://www.preventioninstitute.org/traffic_seatbelt.html
    [3] European Transport Safety Council (ETSC), “Increasing seat belt use”, 2007
    [4] Estimation établie par Volvo sur la base de statistiques  générales et internes concernant les accidents et le port de  la ceinture
    [5] European Transport Safety Council (ETSC), “Increasing seat belt use”, 2007
    [6] National Center for Statistics and Analysis (NHTSA), Traffic Safety Facts, 2007
    [7] Global Road Safety Partnership (GRSP)
    [8] National Center for Statistics and Analysis (NHTSA), Traffic Safety Facts, 2007
    [9] Society of Motor Manufacturers and Traders, 2004
    [10] The World Wildlife Foundation (WWF)
    [11] Organisation mondiale de la santé (OMS)
    [12] National Center for Statistics and Analysis (NHTSA), Traffic Safety Facts, 2007
    [13] Global Road Safety Partnership (GRSP)
    [14] Global Road Safety Partnership (GRSP)
    [15] Société nationale suédoise pour la sécurité routière (NTF)

    Il est si facile de sauver une vie… il suffit de saisir une ceinture de sécurité, de la dérouler et de la boucler ! En portant une ceinture de sécurité, vos chances de survie lors d’une collision augmentent de 50 %..[1]. La ceinture à trois points constitue aujourd’hui l’élément de sécurité le plus important d’un véhicule et elle le restera encore longtemps. Pourtant, il serait possible de sauver davantage de vies en la portant plus souvent.
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