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LE CLASSIQUE

PIERRE ARDITI

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Auréolé de deux César et d'un Molière, cela fait 50 ans qu'il nous accompagne au cinéma, sur les planches ou à la télévision. A 70 ans, il enchaine les projets avec une boulimie et une passion intactes pour son métier.

« Si le classicisme c'est l'art d'être multicolore, caméléonesque, tout en étant assis sur des bases solides, les pieds ancrés au sol, alors je suis classique. Cela me convient parfaitement. Après Classique ne veut pas dire que je n'aime pas la nouveauté, la modernité. Mais il est vrai que je suis attaché à certains savoir-faire classiques, je n'aime pas trop la mode ou les modes. J'aime l'artisanat par exemple, et je pense qu'il faut le valoriser, le préserver car sinon dans 10 ans, il n'existera plus. Et nous le regretterons. »

Classique et donc incontournable, indémodable. Pierre Arditi est de ceux là. Pourtant, c'est presque par hasard qu'il est devenu comédien. Au départ, il est le simple accompagnateur de sa sœur pour un essai. La suite on la connait... Pierre Arditi n'a plus jamais arrêté. La comédie est devenue sa vie. Au point de jouer deux pièces simultanément. « Je joue deux pièces de théâtre différentes tous les soirs en ce moment, mais j'avoue ne pas avoir le goût de faire deux choses à la fois. Cela exige une discipline de fer. »

Première représentation à 19h, deuxième à 21h. Et aucun trou de texte. Pierre Arditi a sa propre méthode. « J'ai une excellente mémoire, renforcée par un entraînement permanent. La mémoire, c'est comme un muscle. Lorsque j'apprends un nouveau texte, je dois être parfaitement concentré : rien d'autre que cette partition ne doit pénétrer dans mon cerveau. Je m'installe face à un mur blanc, afin qu'aucune image ne vienne troubler cet apprentissage. C'est une question de tension et d'attention. »

Pour maintenir cette attention, Pierre Arditi a besoin de couper et de s'offrir dès qu'il le peut des escapades à la campagne. « Dans la série Le Sang de la Vigne, mon personnage a toujours conduit une Volvo... Finalement aujourd'hui c'est un prolongement de la fiction ! Pour mes virées, je me mets un rock des années 60, et j'ai l'impression d'être dans mon salon, un salon roulant. L'évasion commence là, le paysage défile comme dans un train. »

Comme défilent dans nos têtes, les images de ses films, de ses séries ou de ses pièces de théâtre. Pierre Arditi, un classique indispensable.