Communiqués de presse
  • Des voitures qui se conduisent toutes seules pourraient devenir réalité d'ici une décennie

    27/10/2009

    Un nouveau projet de l’Union européenne, appelé SARTRE, a vu le jour dans le but de mettre au point et de tester l’ensemble technologique nécessaire pour que des véhicules puissent se conduire tout seuls en convoi sur les autoroutes. Il serait ainsi possible d’améliorer les flux du trafic, de diminuer les temps de trajet, d’offrir un plus grand confort aux automobilistes, de diminuer le nombre d’accidents et de réduire les consommations ainsi que les émissions de CO2.

    Imaginez-vous. Vous quittez votre maison au petit matin en direction de l’autoroute. A l’entrée de celle-ci, vous rejoignez plusieurs autres voitures avant de vous lancer tous en convoi, à quelques centimètres les uns des autres, à vitesse de croisière. Après quelques minutes, vous pourrez lâcher le volant, laisser filer la voiture et passer votre temps à autre chose qu’à conduire, comme lire le journal, regarder la télé, surfer, téléphoner…, tout cela en parfaite sécurité et en économisant du carburant !

    « Je comprends très bien que beaucoup de gens considèrent cette idée comme une utopie, » avoue Erik Coelingh, directeur technique au sein de la branche Systèmes de sécurité active chez Volvo Cars. « Pourtant, ce genre de conduite autonome n’exige aucune technologie magique ni aucun investissement en infrastructure. L’axe de recherche a été mis sur le développement et l’adaptation de matériels qui existent déjà. De toute façon, il nous incombe de mener à bien des essais complets afin de satisfaire nos exigences les plus élevées en matière de sécurité. »

    L’industrie automobile a longtemps axé ses recherches sur le développement de systèmes de sécurité opérant de manière préventive. Pensez par exemple à l’antipatinage et aux assistances au freinage d’urgence. Nombre de constructeurs voient même déjà plus loin en proposant des technologies capables d’exploiter les véhicules sans intervention du conducteur et en apportant donc à ces véhicules une certaine autonomie de conduite. De la sorte, plusieurs voitures, capables d’accélérer, de freiner et de tourner toutes seules, pourraient se former en convoi.  Les premiers prototypes équipés de cette technologie seront testés sur les circuits d’essai dès 2011. Ils seront munis d’un système de navigation et d’un émetteur-récepteur communiquant avec un véhicule meneur. Comme le système sera entièrement intégré aux voitures, il ne sera pas nécessaire d’équiper le réseau routier d’une manière particulière.

    Un véhicule meneur
    L’idée est que chaque convoi routier aura à sa tête une voiture meneuse qui se comportera exactement comme n’importe quel véhicule lancé sur autoroute avec toutes ses fonctions habituelles. Ce véhicule meneur sera piloté par un conducteur expérimenté connaissant parfaitement le parcours. Il pourrait s'agir, par exemple, d'un taxi, d'un bus ou d'un camion. Chaque convoi routier sera composé de six à huit voitures.
    Lorsque l’une d’entre elles s’approche de sa destination, son conducteur en reprend le contrôle, quitte le convoi par le côté et poursuit sa route comme d’habitude. Pendant ce temps, les autres véhicules formant le convoi comblent l’écart et poursuivent leur chemin jusqu’à ce que, finalement, les voitures se dispersent.
    L’avantage de tels trains routiers est de permettre aux conducteurs (en dehors du meneur) de s’occuper à autre chose qu’à la conduite, notamment lorsqu’ils roulent vers leur lieu de travail ou qu’ils en reviennent. Un convoi routier est plus sécurisant et réduit l’empreinte environnementale grâce à une réduction générale des consommations. En effet, au sein d’un convoi, les voitures, très proches les unes des autres, exploitent au maximum l’effet d’aspiration et de réduction de la traînée aérodynamique. La baisse de consommation devrait se situer autour des 20 %. En outre, les capacités routières seraient utilisées plus efficacement.

    De nombreux avantages
    « Le projet SARTRE rassemble un mélange unique de technologies, de compétences et d’expertise issues à la fois de l’industrie et du monde universitaire européens dans le but d’encourager le développement de convois routiers sûrs et efficaces sur le plan environnemental, » nous explique Tom Robinson, de Ricardo UK Ltd, coordinateur du projet SARTRE. « Grâce à une mise en œuvre au niveau des voitures elles-mêmes, SARTRE vise à exploiter l’énorme potentiel des convois routiers, tant en matière de sécurité que d’environnement, sans qu’il faille modifier en profondeur l’infrastructure routière. »

    Dans l’esprit des chercheurs, les convois routiers seront particulièrement intéressants pour les navettes qui couvrent chaque jour de longues distances sur autoroute. Ils conviendront également aux camions, aux bus, aux fourgonnettes et à bien d’autres véhicules utilitaires.
    Le rassemblement du convoi se fait grâce au système de navigation de chaque véhicule. Le programme de conduite autonome prend ensuite le relais. Au fur et à mesure que le convoi approche de sa destination, chaque participant peut s’en séparer et poursuivre sa route de la manière traditionnelle.

    A propos du projet SARTRE
    SARTRE est l’acronyme de Safe Road Trains for the Environment (Convois routiers sûrs et respectueux de l’environnement). Cofinancé par la Commission européenne dans le cadre du 7e programme-cadre, SARTRE sera mené par Ricardo UK Ltd en collaboration avec les entreprises suivantes : Idiada et Robotiker-Tecnalia (Espagne), l’Institut für Kraftfahrzeuge der RWTH Aachen University (IKA) (l’Institut pour l’automobile de l’Université d’Aix-la-Chapelle) (Allemagne), ainsi que, pour la Suède, le SP Sveriges Tekniska Forskningsinstitut (Institut suédois de recherches techniques), Volvo Car Corporation et Volvo Technology Corporation. 

    Un nouveau projet de l’Union européenne, appelé SARTRE, a vu le jour dans le but de mettre au point et de tester l’ensemble technologique nécessaire pour que des véhicules puissent se conduire tout seuls en convoi sur les autoroutes. Il serait ainsi possible d’améliorer les flux du trafic, de diminuer les temps de trajet, d’offrir un plus grand confort aux automobilistes, de diminuer le nombre d’accidents et de réduire les consommations ainsi que les émissions de CO2.
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