Communiqués de presse
  • Premier essai du projet SARTRE de conduite automobile en convoi

    01/02/2011
    Le déplacement automobile en convoi pourrait devenir, déjà dans une petite décennie, la nouvelle manière de se déplacer sur autoroute. En témoigne le projet SARTRE, financé par l’Union européenne, dont la première démonstration « grandeur nature » vient de se dérouler avec succès sur les pistes d’essai de Volvo proches de Göteborg, en Suède.

    Pour la première fois, les équipes de développement de SARTRE, sous l’égide de l’UE, testaient leurs systèmes en dehors de leurs simulateurs.
    « Nous sommes très heureux d’avoir pu constater à quel point tous les systèmes ont bien travaillé ensemble et cela d’emblée, » affirme Erik Coelingh, spécialiste en ingénierie chez Volvo Cars. « Après tout, ces systèmes proviennent de sept fournisseurs partenaires de SARTRE situés dans quatre pays différents. De plus, les conditions hivernales nous ont permis de tester plus en profondeur les caméras et autres équipements de communication. »

    « Il s’agit d’une étape cruciale de ce programme de recherche européen majeur, » déclare de son côté Tom Robinson, de Ricardo UK Ltd, coordinateur du projet SARTRE. « La mise en convoi offre nombre d’améliorations potentielles en sécurité automobile, en utilisation de l’espace routier, en confort sur longues distances et en consommations, et donc en émissions de CO2. Grâce aux nombreuses compétences des sociétés qui le composent, le projet SARTRE vient de progresser de manière tangible en direction de la mise à disposition effective d’une technologie routière sûre et efficace. »

    Plus sûr et plus pratique
    La circulation telle que l’envisage le projet SARTRE se base sur la formation de convois de véhicules menés par un conducteur professionnel. Chaque véhicule composant le convoi mesure la distance, la vitesse et la direction et s’adapte à la position de la voiture qui se trouve devant lui.
    Chaque véhicule reste toutefois indépendant et peut quitter la procession à tout moment. Mais une fois en convoi, les conducteurs peuvent se détendre et faire autre chose que conduire pendant que les véhicules se déplacent tous ensemble.

    Les tests effectués, qui portaient sur un véhicule meneur et un véhicule suiveur, ont montré une voiture dont la direction suivait toute seule les mouvements du véhicule meneur tout le long du circuit d’essai. Pendant ce temps, son conducteur, qui n’utilisait plus ni pieds ni mains pour conduire, pouvait boire un café, lire un journal ou faire bien d’autres choses encore.

    La mise en convoi sur autoroute a plusieurs avantages. Elle permet tout d’abord d’améliorer la sécurité routière car elle minimise les interventions humaines, causes d’au moins 80 % des accidents. Elle permet également d’économiser jusqu’à 20 % de carburant et donc de CO2. Elle est en outre un facteur de confort pour les conducteurs car elle libère du temps pour faire autre chose. Enfin, puisque les véhicules se déplacent à grande vitesse tout en restant très proches les uns des autres, elle permet de décongestionner quelque peu le trafic.
    La mise au point de cette technologie est déjà bien avancée et pourrait, selon toute probabilité, être prête à la mise en service d’ici quelques années. En revanche, ce qui pourrait prendre plus de temps, c’est son acceptation par le grand public et la mise en place concomitante d’une législation adéquate par les 25 gouvernements européens concernés.

    Le déplacement automobile en convoi pourrait devenir, déjà dans une petite décennie, la nouvelle manière de se déplacer sur autoroute. En témoigne le projet SARTRE, financé par l’Union européenne, dont la première démonstration « grandeur nature » vient de se dérouler avec succès sur les pistes d’essai de Volvo proches de Göteborg, en Suède.
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